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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 08:19

Tous les amis de Bibiche et Bianca étaient réunis dans l’antre de la cheminée, tous, attendant patiemment l’idiot de Dgé. Le monotone tic-tac de l’horloge comtoise égrainait les minutes et les heures de cette longue et silencieuse attente. A la sixième heure, le mécanisme de l’horloge s’ébranla et carillonna dans une indifférence totale, et au dernier gong, Bianca alluma la télé.

C’était une émission spécialement consacrée aux turpitudes de François Hache et consort. Un verbeux barbu speaker ne tarissait point en éloges pour présenter l’auguste personnage. C’était un notoire suppôt de François Hache, un ami fidèle et sincère, un vrai collabo.

-Le pauvre, lança la brave mère Denise.

-Chut, reprit Bianca, avant de monter le son de la télé.

A la fin de cette minutieuse opération, toute la maisonnée était sidérée tant le narrateur flagornait avec une servilité qui aurait décoiffé la baronne du Poitou-Charentes, le trublion du peuple.

Tel était le préambule de cette émission consacrée au plus nul que nul de la Ripoublique socialiste maçonnique en voie de conversion islamique.

Une pléiade de complices était aux côtés de l’interviewé. Les principaux étaient : le comte Alexandre de Montebourg, réputé pour ses mélanchonades. Le second, c’était François Fillenotti, auteur de l’adage ripoublicain : « faire et défaire, n’est pas un slogan, c’est mon programme pour la France ». A sa droite, François le Béarnais, réputé pour être politiquement ambidextre. Puis, Caïus Sextus Fabianus, récemment libéré du joug des geôliers d’Alcatraz. Le cinquième larron, c’était le sentencier Mario Burgotti, lequel revendiquait véhémentement la légitime erreur judiciaire. Après ce fut le tour de l’idiot de Cyril Babouchkia qui affirmait gaillardement que nul n’est parfait. Sur son tee-shirt l’auditoire lisait : Touche pas à ma connerie ». Nicolas Esse était parmi les hôtes de cette émission télévisuelle. Lorsqu’on lui accorda le droit de parole, il psalmodiait une prière ripoublicaine pour obtenir le pardon du versatile peuple gaulois éternellement mécontent. Puis vint le tour de présentation des dames : Marguerite Steinheil, la putain de la république qui en 1895 prodigua à Félix Faure, instigateur de la loi sur le mariage dénaturé, une dernière et fatale gâterie républicaine. La baronne du Poitou-Charentes qui profita de l’occasion pour dire à son ex concubin qu’il peut renter à la maison, la vaisselle est dans le lave-vaisselle. A sa gauche, Maria Tobianowsky qui déchaînait une violente salve d’applaudissements tant elle fanfaronnait. Puis Nadia Voila Bellekisème, responsable de la chute de l’accent circonflexe de la cime dans l’abîme. Et enfin, Nadia Elconnerie, réputée pour ses nombreuses cagades.

Lorsque les présentations furent terminées, l’inquisitioniste animateur entreprit un cinglant interrogatoire, le premier en lice était le comte Alexandre de Montebourg.

-Entendez-vous le vol noir des corbeaux sur la plaine, et faut-il sortir de la paille les fusils et la mitraille, demanda t-il, au supplicié.

-J’ai ouï dire que, effectivement, l’invasion sarrasine représentait un danger pour le peuple, mais 13% de ces mécréants, s’est rallié à mon panache et ensemble, nous vaincrons pour la ré instauration de l’identité nationale et la sécurité sociale. En ce qui concerne la paille, je suis conscient que l’indigence frappe de plus en plus les pauvres de nous, mais que faire, répondit stoïquement l’ectoplasme du peuple.

-Tous ces invités sont-ils tagués sur le mur des cons, demanda stoïquement le speaker

-Il faut poser la question à Mario Burgotti, répondirent en cœur Juan Emmanuel Valsinsky et François Hache.

-Les bétonneurs de l’équerre, sont-ils condamnés à aller en enfer, demanda malicieusement le speaker à Caïus Sextus Fabianus

- Vous savez bien que la porte du paradis est étroite et le chemin de la perdition est large et facile, répondit l’interviewé.

…Cet interrogatoire se prolongea tard dans la nuit, tant était mécontent le peuple, et prolixe le journaliste. Mais François Hache et consort étaient sereins, posés, calmes et confiants. Leur visage émacier ou adipeux exprimait une secrète satisfaction et un aplomb qui eut déstabilisé un aficionado de la télé. Réputés primesautiers, ils répondaient avec une aisance déconcertante aux nombreuses questions de l’inquisiteur journalistique.

…Lorsque les spots publicitaires sonnèrent le glas de l’émission, Bibiche, Bianca et ses amis étaient exténués et déçus de la prestation de service de François Hache et consort. Aucun espoir de voir un avenir meilleur, disait-elle à ses amis.

-Heureusement que le spectre d’une domination sarrasine se profile à l’horizon du vingt et unième siècle, affirmait débonnairement Choche.

-Il faut êtes optimistes, rétorqua Madame la Colonelle. Nous avons une armada de pédalos à livrer en Inde, et François Hache est une excellent capitaine….

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