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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 17:49
LA BASTILLE

Dans le petit salon de Bibiche et Bianca, le colonel et Madame la Colonelle, Choche et la brave mère Denise, étaient rassemblés autour de l’idiot de Dgé qui, une fois de plus, narrait une histoire extraordinaire, une histoire riche en digressions et truffée d’antonymes.

L’histoire commence en 1789, et se termine en 1794, dit-il en guise de préambule. Le peuple malcontent dénonçait véhémentement, l’incurie de François hache et la dépravation des mœurs. Le roi des Belges, la teutonne Angella, et le Tzar Raspoutine, percevaient les échos de cette méga grogne, tant étaient forts les cris du peuple.

François Hache était désemparé. Alors le comte Alexandre de Montebourg lui suggéra d’embastiller tous les fauteurs de trouble, afin d’endiguer l’ardeur de la libertine populace privée de liberté.

Les femems, les duos gais, les libertins, les anticléricaux, les citoyens porteurs d’une croix de Tau, les opposants au mariage dénaturé, les réfractaires du LGBT, les hétérosexuels, et tous les citoyens pacifiques qui professaient la violence et la haine, devinrent des locataires de la Bastille, sauf le libidineux Dominique qui résidait alors au pays de l’oncle Tom. Les Saints furent désinscrits de l’almanach des P.T.T., et malheur à ceux qui oseraient prononcer une citation ou une référence liée à ces vertueux chrétiens.

-Il va faire une gueule le facteur, lança stoïquement la brave mère Denise, habitée par une inculture longue comme le fleuve entre la Baie de Somme et le Delta.

A la fin de cette curieuse comparaison, l’idiot de Dgé annonça à ses amis que malgré la dictature socialiste maçonnique qui battait son plein, de nombreux cathos non pratiquants scrutèrent l’apocalypse de Saint Jean, et devinrent des pieux transfuges dans l’anonymat.

-Madame la Colonelle interrompit le narrateur pour rappeler à l’auditoire, qu’il y avait de nombreuses profanations des lieus de culte chrétiens.

Certes, reprit l’idiot de Dgé. Mais à cette époque, il y eu un regain de la foi malgré les horreurs commises par les suppôts de Nimrod.

Bref, le glas sonna la fin de la Terreur. Maria Taubianowsky libéra tous les prisonniers de la Bastille et ordonna la destruction immédiate de cette résidence de grand standing bicentenaire.

-Quoi ? Interrogea la brave mère Denise interloquée.

-Oui, reprit Bianca, il y avait un concierge pour chaque prisonnier.

Après cette singulière affirmation, Dgé affirma qu’il était temps que les horreurs cessent. De nombreuses places de la Révolution étaient empourprés par le sang des victimes de la folie des pères de la République laïque, et des jugements arbitraires y étaient prononcés sans le moindre scrupule.

Puis, lorsque la veuve Louise fut administrativement parlant réformée, le peuple recouvra la libéré et la dignité. François Hache sollicita le concours du comte Juan Emmanuel Valsinsky pour remettre la France sur le droit chemin. Nicolas Esse fit voter une loi pour gagner plus en travaillant plus, car disait-il le travail est un riche trésor. La république laïque devint république catholique. Le mariage sacré fut réintroduit et les bonnes mœurs, rétablies. La baronne de Poitou-Charentes succédant à Nadia Ben Kasem, abolit l’enseignement du genre pour les petits et les grands. François Fillonetti fit voter une loi pour éradiquer l’amalgame. Les toilettes réservées pour les transgenres furent détruites par les mêmes ouvriers qui détruisirent la Bastille. La voyoucratie était abolie. La cochonnaille tant appréciée par les Français fut réintroduite dans les menus des cantines. Et tous les dimanches les braves curés annonçaient avec enthousiasme la Parole de Dieu.

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Published by ENZO - dans SOCIETE

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